La Soirée Reflexive

There are two versions of this blog post! For you anglophones, is a translation into English but our Soirée Réflexive takes place in French, so I had to write about it French and that version comes after the translation. Enjoy.

After the one month anniversary of La Soirée Reflexive (the evening of reflection), I decided it is too precious a thing to not blog about it.

The brain child of Pedro, La Soirée Reflexive takes place in a French café every Thursday night. Diego, Pedro, and I come from our various corners of Paris to the terrace of one café or another, we come with our long days behind us, with stories to share, with deep thoughts, and sometimes we come with poetry, other friends, or daily difficulties.

It started from just wanting to see each other after our days of work and classes. Then the first night Diego talked so much about love and life and symbolism that we dubbed our petit rendez-vous, the evening of reflection. Inevitably with a bottle of wine or three tall glasses of beer, we muse and discuss, laugh at each other and find the solution to life.

The other night, the subjects of our discussion, which came naturally from the conversation, were nations, love (as always), suffering, God, death… and life. And every subject ended with the big question which no one can answer, “But what is a nation? what is love? suffering? God? death ? life ?”

We asked ourselves, what makes a nation? Is it the geography? the culture? the language? the history? Do you have to be born in a country to be that nationality? Is it possible to escape the country we were born in? Are all nations the same (Diego’s argument)? Is it the people alone that create a nation or is it the government? The only conclusion we could reach is that we don’t know.

After the nation debate, Diego confronted me with an idea that I liked.

Because he suffers much from the troubles of love, he asked me, “And you, Caroline. Do you suffer?”

I answered, “No, I never suffer,” because I am a person who would rather say that the world is beautiful and life is too.

“No, you suffer,” he said. “Everyone suffers. You were born and you cried. It’s hard being born. Life is nothing but suffering.” He continued by listing all the stages of life and the hardships that accompany them. “But….” he started to add.

“There is love!” I said.

“Exactly. ”he said. “You understand. That’s the solution to life. »

Exactly. Life is worth it because there is love.

Afterwards, we chit-chatted and Pedro started to say that there would be a party Friday night at a friend’s. Diego asked him where and Pedro replied, “At Imane’s apartment.”

Diego thought for a second… and said seriously, “Ah, the apartment. It’s a symbol of solitude.” When Pedro and I started to laugh, Diego added, “Solitude ….. and death.”

And we laughed. Because as serious as the subjects are, and as much truth exists in what we say, it is never said without a smile or a pepper of skepticism. We gather to prove that life isn’t serious. We gather to prove that we have all we need when we have each other. We talk to enjoy the time, to feel sustained in a moment of wine and laughter. We mention solitude, but we have company. We mourn hardship, but we are joyful. We talk about death but are enthusiastically alive.

Après l’anniversaire d’un mois de La Soirée Réflexive, j’ai décidé que c’est une chose trop précieuse de ne pas publier un message sur mon blog au sujet d’elle.

L’idée originale de Pedro, La Soirée Réflexive a lieu dans un café français le jeudi soir. Diego, Pedro, et moi, venons de nos propres coins de Paris à la terrasse d’un café ou un autre, nous venons avec nos longues journées derrières nous, avec les histoires à partager, avec les pensées profondes, et, des fois, nous venons avec la poésie, les autres amis, ou des petites difficultés.

La soirée était née d’un besoin de nous rencontrer après nos jours de travail et de cours. Puis, la première fois Diego a si parlé de l’amour et la vie et le symbolisme que nous l’avons appelé La Soirée Réflexive. Inévitablement avec une bouteille de vin ou trois grands verres de bière, nous réfléchissons et discutons, rions et trouvons la solution de la vie.

L’autre soir, les sujets de notre discussion, qui sont venus de la conversation naturellement, étaient la nation, l’amour (comme toujours), la souffrance, Dieu, la mort … et la vie. Et enfin, chaque sujet termine avec la grande question à laquelle personne ne peut répondre : « mais qu’est-ce que c’est la nation? l’amour? la souffrance? Dieu? la mort? la vie ? »

Nous nous sommes demandés, que fait une nation. C’est la géographie ? la culture ? la langue ? l’histoire ? Est-ce qu’il faut être né dans un pays d’être cette nationalité ? Est-ce qu’on peut échapper le pays de notre naissance ? Les nations, sont-elles tous pareilles, une idée en faveur de laquelle Diego a argumenté ? C’est le peuple seulement qui crée la nation ou est-ce que c’est le gouvernement qui la crée ? La seule conclusion que nous avons pu tiré c’était qu’on n’en sait rien.

Après Diego m’a confronté avec une idée qui m’a beaucoup plu.

Puisqu’il souffre beaucoup des troubles de l’amour, il m’a demandé, « Et toi, Caroline. Tu souffre ? »

J’ai répondu, « Moi, je ne souffre jamais» parce que je suis une personne qui voudrait plutôt dire que le monde est beau et la vie est belle.

« Non, tu souffre, il a dit. Tout le monde souffre. Tu étais né et tu as crié. C’était dur d’être né. La vie n’est que la souffrance.» Il a continué en faisant une liste des stades de vie et les souffrances qui les accompagnent. « Mais… » il a commencé à dire…

« Il y a l’amour ! » j’ai dit.

« Exactement, il a dit, donc tu comprends. C’est la solution de la vie.»

Et c’est ça, la vie vaut la peine car il y a de l’amour.

Après Pedro a dit qu’il y aurait une fête vendredi soir et il nous a invité. Diego a demandé « Où ? » et Pedro a dit « A l’appartement d’Imane. »

Diego a contemplé… et il a dit sérieusement, « Ah, l’appartement, c’est un symbole de la solitude.» Quand Pedro et moi a commencé à rire, Diego a dit de plus, « la solitude…. et la mort. »

Et nous avons ri. Puisque même quand les sujets sont sérieux et il y a de la vérité en ce que nous disons, on ne dit rien sans sourire ou scepticisme. Nous sommes là de montrer que la vie n’est pas sérieuse. Nous sommes là de montrer que nous avons tout ce dont nous avons besoin quand nous sommes ensemble. Nous parlons de profiter du temps, de nous sentir la nourriture du vin et des rigoles. Nous discutons la solitude, mais nous avons de la compagnie. Nous pleurons la souffrance, mais nous sommes réjouissants. Nous parlons de la mort mais nous sommes fougueusement vivants.

Advertisements

One thought on “La Soirée Reflexive

  1. J’aime bien ces mots reflexives sur la soirée reflexive, I also like the translation effort car la reflexivité n’est pas perdue dans la traduction, elle est plutôt élargie, nevertheless, little did we know that this would take this senseless but lovely direction, c’est deja pas mal.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s